En France, plusieurs centaines de milliers de jeunes travaillent en parallèle de leur formation. Alternance ou job étudiant : deux options pour gagner de l’argent.
Appartement, transport, nourriture ou matériel scolaire : la vie étudiante a un coût. Pour faire face aux dépenses du quotidien, de nombreux jeunes occupent un emploi en parallèle de leur formation. Selon l’INSEE, 406 000 étudiants exercent une activité intégrée à leur cursus, comme un stage ou une alternance, alors que 308 000 travaillent à temps plein ou partiel en dehors de leur formation.
Deux options principales s’offrent alors aux étudiants : l’alternance ou le job étudiant.
« J’ai besoin d’un salaire »
Pour Ornela, étudiante en droit, et Thomas, alternant en BTS Aménagement paysager, avoir une activité rémunérée s’est rapidement imposé comme une nécessité. « J’ai besoin d’un salaire pour payer le loyer et vivre tout simplement », raconte Thomas. De son côté, Ornela cherchait surtout à gagner en indépendance : « J’avais pour objectif d’avoir mon propre appartement. »
Se professionnaliser en entreprise, c’est ce que proposent les formations en alternance. « L’avantage, c’est d’apprendre sur le terrain tout en ayant un salaire. Tout est compris dans le travail que je dois fournir pour l’école », confie Thomas. Il rappelle toutefois que les refus d’entreprises peuvent être « frustrants » lors de la recherche d’un contrat.
Le job étudiant, lui, permet de percevoir un revenu en parallèle des cours. Certaines universités s’adaptent aux contraintes de ces étudiants. À l’Université de Bordeaux, par exemple, des aménagements d’emploi du temps ou une aide à la prise de notes peuvent être proposés. « On va regarder la personne dans son ensemble, avec ses contraintes », souligne Karine Verdeau, employée au service d’accompagnement des étudiants à besoins spécifiques.
Les entreprises peuvent également s’adapter aux emplois du temps universitaires et les postes sont nombreux, notamment dans la restauration ou la vente. Mais la réalité peut parfois s’éloigner du contrat initial. Ornela témoigne : « Sur le contrat, il est noté 21h30. Mais en réalité, je fais parfois plus d’heures. Par exemple, la semaine dernière, j’ai travaillé 29 heures. »
Qu’il s’agisse d’un job étudiant ou d’une alternance, concilier emploi et formation demande une organisation importante. Thomas évoque « des habitudes difficiles à prendre », tandis qu’Ornela parle de « beaucoup de fatigue ». Entre nécessité financière et réussite universitaire, chacun doit trouver l’équilibre qui lui permet de poursuivre son parcours tout en subvenant à ses besoins.
en collaboration avec Aurélien Walas
